Harmonisation

L’harmonisation consiste à optimiser le son du piano en piquant les feutres des têtes de marteaux pour leur rendre leur élasticité. En effet, avec le temps, le feutre recouvrant les têtes de marteaux qui frappent les cordes finit par se tasser, avec pour résultat un son trop dur. Toutes les têtes de marteaux ne réagissent pas de la même manière, ce qui conduit en plus à une disharmonie entre les notes.

Si les marteaux sont trop marqués par les cordes, il est nécessaire de procéder à un ponçage avant l’harmonisation.

 

Pour conclure, l’harmonisation permet d’égaliser le son, de redéfinir le timbre et la couleur sonore du piano. 

 

Introduction aux réglages

Le seul vrai contact entre le pianiste et son instrument est la touche. C’est pourquoi il est important qu’il en ait un parfait contrôle. Régler un piano consiste à optimiser le toucher, pour répondre aux exigences du pianiste, de l’enfoncement de la touche jusqu’à la frappe du marteau sur la corde.

Ce travail est constitué d’un enchaînement d’événements mécaniques à synchroniser les uns par rapport aux autres.

Il y a plus d’une dizaine de points de réglage qu’il faut multiplier par 88 notes ! Et un piano bien réglé sonne tellement mieux...

Voici une liste chronologique des principales étapes de réglage. Marteaux et chevalets doivent auparavant être alignés, et le châssis (support du clavier) parfaitement horizontal.

 

 

 

Les réglages

La première mission  consiste à effectuer, sur une seule note, un ensemble de réglages dans un ordre précis et de manière optimale. Ce travail passe par des phases de test, de recherche de côtes (on choisira par exemple de mettre l’enfoncement entre 9,5 et 10,5 mm). On peut ensuite reproduire de façon homogène ces étapes de réglage listées ci-dessous, sur tout le clavier.

 

1) La chasse : réglage de la distance entre les marteaux au repos et les cordes.

 

2) Le dressage du clavier : réglage du niveau de clavier (hauteur du clavier) et de l’enfoncement de la touche.

 

3) La mise sous le nez : synchronisation du départ du marteau avec l’appui sur la touche.

 

4) L’échappement : réglage de la position du bâton d’échappement (pour libérer le marteau qui ira frapper la corde). Sur un piano à queue s'ajoute le "double échappement")

 

5) L’attrapé : réglage de l’attrape. Le marteau, après avoir percuté les cordes, est réceptionné par ce que l’on appelle l’attrape. Ce réglage joue sur la répétition des touches.

 

6) Réglage du départ collectif d'étouffoirs : les étouffoirs doivent avoir un départ simultané lors de l’appui sur la pédale. L’étouffement doit être immédiat lors du relâchement.

 

7) Réglage du départ individuel des étouffoirs : chaque étouffoir doit commencer à bouger quand les marteaux sont à mi-course.

 

8) Réglage des pédales

 

 

Note

Les pianos à queue ont une mécanique plus complexe que les droits, dite à double échappement, qui implique quelques réglages supplémentaires.

 

Le principe du réglage est le même pour chaque piano actuel. Mais malgré l’existence de « côtes » de réglage, celles-ci diffèrent selon les marques, les modèles, et surtout les années (un piano actuel aura par exemple plus d’enfoncement qu’un piano ancien). Pour régler un piano, on se fiera d’abord à son expérience et à son propre ressenti au toucher.

 

ENTRETIEN