ACCORD

Un piano possède généralement 88 touches. Appuyer sur les touches envoie des marteaux frapper les cordes. La vibration de ces cordes va être transmise à la table d’harmonie, construite avec des planches fines d’épicéa. Et c’est la vibration de la table qui va engendrer le son.

Le piano possède environ 220 cordes. Il y a une corde par touche des extrêmes graves aux graves, deux cordes par touche des graves aux bas médiums, et trois cordes par touche des bas médiums aux extrêmes aigus. Le travail de l’accordeur consiste à jouer sur la tension de toutes ces cordes, en agissant sur des chevilles (même principe que pour une guitare) à l’aide d’une clé d’accord. L’accordeur met également à l’unisson les cordes qui doivent générer une note précise.

Cela exige un réel savoir-faire. En effet, l’écart de fréquence entre chaque ½ ton doit être parfaitement identique (tempérament égal).

En partant du “La” de référence (généralement le “La 440 Hz”), l’accordeur réalise ce que l’on appelle une “partition”, accord effectué de la manière la plus parfaite possible dans le médium, sur une octave.

Clés d'accord

L’accordeur va ensuite légèrement diminuer les quintes, et augmenter les quartes pour respecter l’équilibre entre les demi-tons. Les tierces et les sixtes vont laisser entendre des battements qui s’accélèrent progressivement en montant dans les aigus. Une fois cette partition effectuée, l’accordeur va la “reporter” d’octaves en octaves, jusqu’à accorder tout le piano. Si la partition est mauvaise, tout l’accord en pâtit.

Pour que l’accord tienne au mieux, il faut savoir agir délicatement sur les chevilles et les "asseoir". Chaque accordeur a son “coup de main” pour ainsi stabiliser l'accord. Mais tout geste brutal ou inadapté peut dégrader le sommier, sur lequel sont maintenues les chevilles.

 

Pour l’entretien minimum de votre instrument, un accord une fois par an est préconisé.

Accord pour un concert

 

La remise en tension des cordes

 

Tout piano qui n’a pas été accordé depuis plusieurs années sonne faux et est éloigné du diapason (parfois d’un demi ton ou plus!). Cela implique une remise en tension, un « accord rapide », effectuée avant un accord définitif pour que le piano puisse plus facilement se stabiliser. Selon la tenue du chevillage, qui dépend de la qualité de l’instrument mais surtout du soin que l'on y porte, l’accordeur jugera si le piano pourra être stabilisé au diapason standard (le La 440 Hz) ou s’il sera préférable de le stabiliser plus bas.