"J’ai très tôt baigné dans la musique, et j’ai suivi des cours de piano et de formation musicale jusqu'en terminale.

Ceci explique sans doute ma passion pour cet instrument.

 

Après le  bac, j’ai décidé de me m’ouvrir les portes d’un travail concret. J'ai obtenu un BTS audiovisuel, mais très vite j’ai voulu remplacer les consoles et tables de mixage par des instruments de musique. Être accordeur m’est soudain apparu comme étant la profession qui me conviendrait idéalement. Ainsi en août 2013, après avoir eu mon CAP « accordeur réparateur de pianos », je me suis lancé en auto-entreprise. Et je ne regrette ce choix de profession pour rien au monde.

 

C'est en 2018 que, suite à un immense coup de coeur, j'ai quitté la métropole pour m'installer en Guyane. Et c'est avec un grand plaisir que mon activité se poursuit sur ce littoral, entre océan et forêt ! "

 

Clément Tachan

 

À PROPOS...

 
PIANOS ANCIENS

"Se spécialiser dans le piano ancien, c’est respecter tout particulièrement la fabrication d'origine de l’instrument sur lequel on travaille. C'est une invitation à mieux connaître l’histoire du piano et de la musique. On finit par comprendre que l’évolution de l’écriture musicale entre les œuvres pianistiques, de Mozart à Prokofiev par exemple, est directement liée à l’évolution de la facture du piano. Voilà aussi pourquoi j’éprouve un intérêt si vif pour les pianos anciens. Dommage qu'ils soient si rares en Guyane."

"De 1720 jusqu’en 1950 environ, le piano n’a cessé d’évoluer. Des facteurs de piano fabriquaient artisanalement des piano de conception  très différentes selon les marques, alors que les pianos actuels restent "standartisés" et sont fabriqués presque toujours en série.

 

Il existait d’ailleurs deux types de mécaniques très distincts sur les Pianoforte (ancêtre du piano à queue actuel) : la mécanique dite Viennoise (mécanique fine, au toucher léger), et la mécanique anglaise (mécanique plus robuste, au toucher plus lourd). Tous ces changements d’un piano à l’autre pourraient amener à penser qu’aucun n’était réellement abouti.

 

C ’est selon moi négliger le génie et l’audace de bien des facteurs de l’époque, visionnaires comme Graaf (Allemagne), Erard (France), Broadwood (Angleterre), Chickering (Etats-Unis) et tant d’autres. La sonorité de ces pianos anciens est d'ailleurs d’une richesse et d’une variété incroyable! Quant à leur prétendu manque de solidité, une question m'interpelle : on peut trouver des pianos datant de la fin du 19ème siècle en très bon état. Nos pianos actuels seront-ils encore là dans 200 ans ?"